15 mai 2025

Guide pratique de la DEP – Partie 5

Calculer l’impact environnemental total d’un produit

Dans le cadre de cette série d’articles, nous avons établi l’importance de la déclaration environnementale de produit. Reconnu et normalisé, ce document démontre l’analyse du cycle de vie d’un produit, et fournit des données concrètes relatives à son impact sur l’environnement.

La vie utile de nos produits débute bien avant la porte

Au-delà de l’impact Cradle to Gate (du berceau à la porte) analysé précédemment lors des premières étapes du cycle de vie d’un produit (identifiées de A1 à A3 dans la DEP), il est important de comprendre que la durée de vie ne s’arrête pas à la « porte » de l’entreprise. Cette analyse compte également les étapes suivantes :

  • Transport vers le chantier
  • Installation complète
  • Les activités liées à l’usage du produit, comme l’entretien ou l’achalandage qui pourrait circuler sur les revêtements
  • La fin de vie utile du revêtement en soi, que ce soit par la démolition ou par l’opportunité d’une seconde vie

Il est possible de retrouver l’étude complète du cycle de vie d’un produit et de ses différentes phases dans la déclaration environnementale de produits. Ce tableau offre notamment une vue d’ensemble de toutes les phases, qui débute dès la matière première.

Une variable à ne pas négliger : la durée de vie utile

Calculer l’impact global d’un produit (PRP) ne s’effectue pas qu’en additionnant les données présentées dans chacune des phases du cycle de vie. C’est notamment le cas puisque la phase d’utilisation (B1 à B7) n’est calculée que sur une année.

Cela vient du fait que la durée de vie utile d’un produit, exprimé en nombre d’années, peut différer selon l’usage, le contexte, etc. Celle-ci doit plutôt être déterminée de manière individuelle en tant que paramètre de conception, auquel on vient multiplier la valeur mentionnée pour une seule année.

Les manufacturiers recommandent généralement une durée de vie moyenne reposant sur l’expérience et les retombées obtenues. Cela dit, seul le constructeur ou l’architecte peut déterminer la durée de vie d’un bâtiment, sur la base des informations fournies par le client.

Il est possible de retrouver l’explication relative à cette variable dans la section référant à la phase d’utilisation, à la page 10 de la DEP. Le paragraphe 1.11 stipule que :

La durée de vie utile d’un produit pour une application donnée est trop vaste pour référer à une donnée commune. Pour ce modèle de déclaration environnementale de produit, la durée de vie de référence (RSL) est établie sur une période d’une année, conformément à la norme EN 16810:2017. Cela signifie donc que les impacts globaux lors de la phase d’utilisation reposent sur l’entretien du revêtement effectué sur un an. Ainsi, ces derniers doivent être calculés en fonction de la durée de vie prévue afin de déterminer l’impact environnemental total. Notons que cette donnée est établie en fonction de la zone d’utilisation, la longévité technique recommandée par le fabricant ainsi que l’usage prévu par le client. À titre d’exemple, la durée de vie utile des revêtements de planchers Mondo est de 35 ans.

Effectuons quelques calculs

Faisons quelques calculs pour mieux comprendre. Prenons une école en guise d’exemple, où on prévoit une conception minimale de 25 ans sans entretien spécifique. Analysons une installation du revêtement Uni GAIA d’une épaisseur de 3mm.

Dans le tableau précédent, il convient d’analyser la façon dont la phase D (phase d’élimination/fin de vie utile) réduit l’impact de réchauffement planétaire. Celle-ci est exprimée en valeur négative. Pourquoi ?

Dans l’analyse du cycle de vie d’un produit, la phase D peut s’avérer négative lors de deux situations distinctes.

La première situation survient quand le produit collecté sur le chantier est réutilisé comme combustible solde secondaire (CSS « end-of-waste »), en vue de remplacer les combustibles fossiles traditionnels.

La seconde manière de générer une valeur négative lors de la phase D survient lorsque le matériau se voit offrir une seconde vie utile. C’est notamment le cas lorsqu’on utilise en guise de matière première secondaire dans la conception de nouveaux produits.

Naturellement et par soucis environnementaux, c’est dans cette direction que Mondo Commercial souhaite poursuivre ses opérations.

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