10 août 2026

Qu’est-ce que l’équivalent CO2 ?

et comment le calculer ?

Se limiter aux émissions de CO₂ ne permet pas d’évaluer avec précision l’empreinte climatique d’un produit, d’une activité ou d’une organisation. Pour obtenir une mesure globale et comparable, les spécialistes utilisent l’équivalent CO₂ (CO₂eq ou CO₂e), un indicateur qui convertit l’ensemble de ces émissions en une valeur unique exprimée en équivalent dioxyde de carbone.

Pourquoi calculer l’équivalent CO₂ ?

L’équivalent CO₂ (CO₂e ou CO₂eq.) est une unité de référence qui permet d’exprimer l’effet climatique de plusieurs gaz à effet de serre sous une forme commune. Chaque gaz possède un pouvoir de réchauffement qui lui est propre. Le CO₂e consiste donc à convertir ces différents effets en une quantité équivalente de dioxyde de carbone, ce qui facilite leur comparaison sur une même base.

Dans les démarches d’évaluation environnementale, le CO₂e constitue l’indicateur de référence pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre associées à un produit, à un procédé ou à une entreprise. Il est notamment utilisé dans les analyses du cycle de vie (ACV) et les déclarations environnementales de produit (DEP), où il sert à interpréter des indicateurs comme le PRP (potentiel de réchauffement planétaire) et à comparer les performances environnementales de différentes solutions.

Quelle différence entre le CO2 et l’équivalent CO₂ ?

Le calcul des émissions de CO₂ se concentre exclusivement sur la production de dioxyde de carbone. À l’inverse, le calcul de l’équivalent CO₂ (CO₂e) prend en compte l’ensemble des principaux gaz à effet de serre.

Parmi les gaz inclus dans ce calcul figurent notamment :

  • le méthane
  • le protoxyde d’azote
  • les gaz fluorés, notamment ceux utilisés dans les systèmes de réfrigération et de climatisation

Cette approche offre une vision plus représentative de l’empreinte climatique réelle. En effet, certains gaz possèdent un pouvoir de réchauffement largement supérieur.

Pour cette raison, se limiter au calcul des émissions de CO₂ peut conduire à une évaluation incomplète de l’impact environnemental d’un produit, d’un matériau ou d’une entreprise.

Pourquoi l’équivalent CO₂ est-il utilisé pour mesurer les émissions ?

Le réchauffement climatique est provoqué par l’accumulation de plusieurs gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, principalement issus des activités humaines. Parmi eux, le dioxyde de carbone (CO₂) est le plus connu, notamment parce qu’il est produit en grande quantité lors de la combustion d’énergies fossiles. Toutefois, il ne s’agit pas du seul gaz responsable des changements climatiques.

D’autres composés, comme le méthane (CH₄), le protoxyde d’azote (N₂O) et les gaz fluorés utilisés dans certains procédés industriels ou systèmes de réfrigération, participent également à l’effet de serre. Bien que leurs émissions soient souvent moins importantes en volume, leur capacité à retenir la chaleur peut être largement supérieure à celle du CO₂.

Pour comparer l’incidence de ces différents gaz, les scientifiques s’appuient sur le potentiel de réchauffement planétaire (PRP ou GWP). Développé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), cet indicateur exprime l’effet d’un gaz sur le climat par rapport au dioxyde de carbone, généralement sur une période de 100 ans. À titre d’exemple, le méthane possède un PRP environ 28 fois plus élevé que celui du CO₂, tandis que le protoxyde d’azote atteint près de 265 fois celui du dioxyde de carbone sur cette même période.

Comme les produits, les bâtiments ou les activités économiques émettent habituellement plusieurs gaz à effet de serre à la fois, il serait très complexe d’analyser chacun séparément. C’est pourquoi les émissions sont converties en une unité normalisée : l’équivalent CO₂ (CO₂e).

En résumé, le CO₂ désigne uniquement le dioxyde de carbone, alors que l’équivalent CO₂ représente l’impact combiné de tous les principaux gaz à effet de serre après conversion selon leur potentiel de réchauffement global.

Comment le calculer ?

Dans le calcul de l’équivalent CO₂, la quantité émise de chaque gaz est multipliée par son potentiel de réchauffement planétaire (PRP). Le CO₂ sert de référence et possède, par définition, un PRP égal à 1.

Dans les évaluations environnementales, la méthode de calcul s’appuie généralement sur la formule suivante :

Émissions de CO₂e = donnée d’activité × facteur d’émission

La donnée d’activité représente l’élément à l’origine des émissions, comme la consommation d’électricité, le transport de marchandises ou la quantité de matières premières employées. Le facteur d’émission correspond quant à lui au volume de gaz à effet de serre généré pour chaque unité de cette activité.

Quels sont les avantages de ce calcul pour les entreprises ?

Le calcul de l’équivalent CO₂ permet aux entreprises d’évaluer leur empreinte carbone de manière plus complète que par le simple suivi des émissions de dioxyde de carbone. En intégrant l’ensemble des principaux gaz à effet de serre dans une seule unité de mesure, cette approche favorise des analyses cohérentes et comparables d’un produit, d’un procédé ou d’une organisation.

Les principaux bénéfices de cette méthode comprennent notamment :

  • une évaluation plus fidèle de l’impact climatique réel
  • des comparaisons plus pertinentes entre différents produits
  • une meilleure identification des principales sources d’émissions afin de les réduire

Comme toute méthode d’évaluation, le calcul du CO2e présente également certaines contraintes. Sa mise en œuvre exige des données détaillées sur les activités et la chaîne d’approvisionnement, ainsi que des facteurs d’émission fiables pour garantir des résultats représentatifs. Collaborer avec des fournisseurs tels que Mondo, capables de fournir des informations environnementales vérifiées, permet de facilement surmonter cette difficulté.

 

Dans un contexte d’évaluation environnementale, se limiter aux seules émissions de dioxyde de carbone peut apporter un éclairage partiel, utile uniquement pour des analyses très ciblées ou simplifiées. Cependant, cette approche ne permet pas de refléter l’ensemble des impacts climatiques générés par les activités d’une entreprise.

Pour obtenir une vision plus complète et fiable, les organisations s’appuient désormais sur l’équivalent CO₂ (CO₂e). Cette méthode permet de transformer des données complexes en un indicateur unique, cohérent et interprétable.

2. Délimiter les scopes d’émissions

Le GHG Protocol classe les émissions en trois catégories :

  • Scope 1 : émissions directes
provenant directement des activités (combustion sur site, véhicules internes, fuites de fluides frigorigènes).
  • Scope 2 : émissions indirectes liées à l’énergie
Issues de la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur achetée.
  • Scope 3 : autres émissions indirectes sur toute la chaîne de valeur : transport, production des matériaux, déchets, déplacements, etc.

Dans le bâtiment, le Scope 3 représente souvent la part la plus importante, notamment à cause des matériaux utilisés.

3. Collecter les données

Cette étape consiste à rassembler les informations réelles issues du terrain ou des fournisseurs :

  • factures d’énergie
  • relevés de consommation
  • bons de livraison
  • registres de carburant
  • données logistiques (kilométrage, transport)
  • volumes de déchets traités

La période d’analyse est généralement annuelle afin de garantir une vision cohérente.

4. Appliquer les facteurs d’émission

Les données collectées sont ensuite converties en émissions de CO₂e grâce aux facteurs d’émission appropriés.

Ces coefficients varient selon :

  • le pays
  • la technologie utilisée
  • le type de combustible
  • les méthodes de production
  • la base de données de référence

C’est pourquoi il est essentiel de s’appuyer sur des sources fiables et à jour, comme l’IPCC ou les bases ACV européennes (ELCD, Ecoinvent, etc.).

5. Interpréter les résultats et définir une stratégie

Une fois les émissions identifiées, l’enjeu devient leur réduction. Cette étape transforme la donnée environnementale en outil de planification.

Un plan de réduction efficace inclut généralement :

  • des objectifs chiffrés
  • des indicateurs de performance
  • des responsabilités clairement définies
  • un calendrier de suivi
  • des actions prioritaires selon leur impact et leur faisabilité

L’ACV : une approche plus complète pour les matériaux

L’analyse du cycle de vie (ACV) permet d’aller plus loin que le simple calcul des émissions directes. Elle évalue l’impact environnemental d’un produit sur l’ensemble de son cycle :

  • extraction et transformation des matières premières
  • fabrication
  • transport et distribution
  • utilisation
  • fin de vie (recyclage, valorisation, élimination)

Les résultats d’une ACV servent souvent de base aux DEP (Déclaration environnementale de produit), devenues des documents de référence dans les certifications environnementales, comme LEED ou BREEAM.

Pourquoi cette approche est stratégique pour Mondo

Pour un fabricant de matériaux techniques comme Mondo, mesurer l’empreinte carbone ne relève pas uniquement d’une démarche environnementale. Il s’agit aussi d’un véritable outil stratégique.

Cela permet notamment de :

  • fournir des données fiables aux concepteurs et aux architectes
  • répondre aux exigences des certifications de bâtiments
  • améliorer les processus de production
  • renforcer la compétitivité dans les appels d’offres
  • anticiper les réglementations liées au reporting environnemental

La maîtrise de l’empreinte carbone devient ainsi un facteur de différenciation, mais aussi de crédibilité sur un marché de plus en plus exigeant.

L’engagement de Mondo

Dans cette logique, Mondo développe des revêtements de sol en caoutchouc pensés pour allier performance technique et responsabilité environnementale. La mesure des émissions de CO₂ s’inscrit dans une démarche globale de transparence, allant de la production jusqu’à l’évaluation du cycle de vie complet des produits.

Aujourd’hui, concevoir un matériau ou un bâtiment ne se limite plus à sa fonction : il faut aussi en mesurer l’impact.

Pour en savoir plus sur les données environnementales des produits Mondo, notre équipe est disponible pour vous accompagner

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